Live-Report : Hellfest 2019

Voici venue la 14ème édition du Hellfest. Le festival a dévoilé les 5 premiers noms de l’édition 2019 à la fin de son édition précédente. Le reste de l’affiche a  suivi en novembre, donc après la mise en vente des pass, qui sont tous partis en moins de 2h, ce qui permet au festival de réaliser un nouveau record ! Côté tête d’affiche on retrouve (ou pas) Manowar pour une tournée d’Adieu (qui n’en est finalement pas une), Kiss pour une tournée d’Adieu (qui… non on va garder un peu de suspense), et Tool, qui n’était pas venu en France depuis 2007, pour une date exclusive ! Côté grosse nouveauté nous aurons le droit à un beau warm-up le jeudi avec le Knotfest qui débarque pour la première fois en Europe, et qui va squatter les 2 scènes principales du Hellfest avec 10 groupes.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le Hellfest c’est 6 scènes principales : Les Main Stages 1 & 2 qui alternent, Temple et Altar qui sont 2 chapiteaux qui alternent aussi leur concert, et enfin la Warzone (zone spéciale avec une déco très travaillée) qui alterne avec la Valley qui est sous un chapiteau. Les concerts commencent à 10h30, et se terminent à 2h. Et pour ceux qui ont encore de l’énergie, la fête continue dans au Metal Corner ! Le site appartient au festival, du coup depuis le temps ils ont eu de quoi le faire évoluer. Aujourd’hui il y a beaucoup de structures en dur qui restent tout au long de l’année, et les décors sont vraiment magnifiques.

Côté repas la grande zone restauration a fait peau neuve. Pas mal de queue aux heures de pointe… du coup on ira en décaler. Pour donner quelques exemples de prix on est à 2.85€ la Kro en 28cl, 5.7€ en 58cl, et 15€ en 145cl. Pour le Perrier c’est 1.5 / 5 / 13 pour les mêmes volumes. Grace aux HellSnacks on peut manger à un bon rapport qualité prix, avec des burgers et hot dogs à partir de 5€. Beaucoup d’autres stands sont aussi disponibles, pour tous les goûts (il y a même du homard !).

Maintenant que le contexte est posé, parlons concerts.

-Vendredi-

La journée commence pour moi avec No One Is Innocent. Le groupe assure, et nous propose une bonne prestation scénique. Ils concluront leur set sur what the fuck avec Niko Jones de Tagada Jones, et un beau wall of death. Le groupe a pas mal tourné cette année, et finira 2019 avec Tagada Jones et Ultra Vomit au Zenith de Paris le 5 novembre (voir ici). On passe sur l’autre Main Stage avec Dream Theater : techniquement c’est irréprochable, mais niveau ambiance je trouve que ce genre ne groupe ne se prête pas trop à une scène dans un festival en milieu d’après midi avec un beau soleil. Je préfère les voir en salle. C’est Dagoba qui enchaîne sur la Main Stage 2. Le groupe aurait-il battu son record du plus gros Wall of death de son passage au Hellfest en 2014 ? En tout cas l’énergie est toujours là, mais la poussière n’y est plus : merci les grosses zones bétonnées devant les scènes ! Le groupe a fait le warm up de la tournée Hellfest 2019, et il a contribuer à faire aussi monter la température lors du festival. Direction la Warzone avec Me First And The Gimme Gimmes. Quelques nuages pointent le bout de leur nez et ça fait du bien. Avec leur set-list composée uniquement de covers, on rentre vite dans le concert, et l’ambiance est bon enfant. la mise en scène avec les tenues et le le jeu du chanteur vont bien avec l’ensemble. Ca ne casse pas trois pattes à un canard, mais on passe un bon moment. On retourne côté Main Stage où une très grosse foule s’est massée pour accueillir Ultra Vomit ! Le groupe a beau tourner en continue, le public ne se lasse toujours pas ! On aura le droit aujourd’hui à une setlist habituelle, quelques invités (Tagada Jones, Black Bomb A, le faux Calojero), un Gospel pour le titre Jesus, et une superbe utilisation des écrans géants du Hellfest. Le concert a été énorme, et est à retrouvé sur la chaine youtube d’Arte ici. Après 1h à chanter et sauter, il va falloir faire une halte à un dessoiffeur parce que ça ne va pas s’arranger avec Dropkick Murphys ! Une ambiance toujours au top pour les plus Irlandais des Américains. Ils savent mettent le feu et ça ne m’étonnerait pas de les voir tête d’affiche la prochaine fois qu’ils passeront par Clisson. Pour ceux qui ont loupé leur prestation, ils seront au Zenith de Paris les 8 et 9 février 2020. Et comme on n’avait pas encore assez bouger, c’est Mass Hysteria qui débarque ! Grosse patate sur scène et grosse ambiance dans la fosse, comme toujours. Et comme toujours : grosse tournée. Le groupe semble être en continue sur la route, et passera par le Zenith de Paris à la fin de l’année (voir ici). On était censé retrouvé ensuite la tête d’affiche du jour, à savoir Manowar, sauf que le groupe a décidé d’annuler son concert le matin même, et alors qu’ils étaient sur le site… Heureusement le festival a su trouver la solution en proposant à Sabaton de remplacer Manowar au pied levé. Malgré l’extinction de voix du chanteur, le groupe se donnera à fond. Le reste du groupe ainsi que le choeur présent sur cette tournée prendront le relais côté chant. Le chœur donne vraiment une autre dimension à certaines chansons. Un vrai plus. Un beau spectacle, un bon show, le groupe ne fait pas du tout tache en tête d’affiche. Chapeau et merci à Sabaton d’avoir assurer (eux) !  Ils seront de passage au Zenith de Paris le 7 février avec Amaranthe et Apocalyptica (voir ici).

-Samedi-

Retour sur le site sous un beau soleil. Il va faire chaud aujourd’hui. Direction la Main Stage 2 pour voir le premier passage en France Fever 333. Le tout jeune groupe (formé en 2017), dispense une énergie folle sur scène, qui se répercute bien dans la fosse ! Il fera tellement chaud que les pompiers sortiront la lance à incendie pour rafraîchir le pit. Entre 2 titres le groupe remerciera le public et fera un peu de politique. Un super concert, qui fait partie de mes coups de coeur de cette édition. A revoir sur scène au Trabendo en novembre (voir ici). On continue la journée avec les Allemands de Eisbrecher pour leur première participation au Hellfest. Groupe de la Neue Deutsche Härte, ils tournent depuis le début des années 2000, et ne passent que rarement en France, mais ce concert va sans doute les inciter à revenir rapidement ! Le chanteur fera le show et tentera quelques mots en Français. Le groupe a visiblement passé un très bon moment et a même fait un petit résumé vidéo de leur journée au Hellfest (ici). Un peu avant la fin du set je tente d’aller voir la fin de Punish Yourself, mais beaucoup trop de monde profite du concert, et la tente déborde de tous les côtés. La seule solution est l’écran à l’extérieur de la Temple. Tant pis, ca sera pour une autre fois. On change de style pour se placer devant Archspire, qui nous propose du death metal technique. Il y a plus de monde sous l’Altar que dans tout le Canada selon le chanteur, mais dans la fosse on respire bien. Le son est bon et le pit motivé. Bon petit concert, où on profite en plus de passer un peu de temps à l’ombre ! Direction la scène principale pour Deadland Ritual, le super groupe avec au chant Franky Perez (Apocalyptica), à la guitare Steve Stevens (Billy Idol, Michael Jackson), à la basse Geezer Butler (Black Sabbath, Heaven and Hell) et à la batterie Matt Sorum (Y Kant Tori Read, the Cult, Guns N’ Roses…). Le concert est sympa mais sans plus, et le publique est présent en moins grand nombre que pour Eisbrecher qui est passé un peu avant sur la même scène. Passage maintenant par la Temple pour voir Combichrist. Les percutions sont au top, et la température bien haute sous la tente blindée. Je n’avais pas vu le groupe depuis 2009 quand ils sont fait la première partie de Rammstein, et je trouve leur présentation bien meilleure qu’à l’époque. Un bon moment bien énergique avant d’enchaîner les vieilles légendes, en commençant par Def Leppard où, désolé, mais je me suis plus ennuyé qu’autre chose. Ils ont laissé la place à ZZ Top qui fête les 50 ans du groupe. Le concert était sympa et à 70 ans ils sont quand même en forme ! Vient ensuite la tête d’affiche du jour : Kiss ! Toujours un show incroyable, avec pyro, feu d’artifice, jeux de lumière, les plate-formes qui montent, la scénographie … On regrettera quand même les temps morts entre chaque chanson avec beaucoup de blabla mais bon, faut bien que les papys reprennent leur souffle. Beaucoup de gens présents pour un gros show, et c’est compréhensible. Qu’on soit fan ou pas le spectacle est là, et il même sans connaitre la discographie par coeur, il y a tellement de tubes dans leur répertoire qu’on ne peut s’empêcher de fredonner.

-Dimanche-

Dernière journée, et grosse chaleur ! Clutch nous sert un super concert avec un set qui fait bouger la fosse. Neil Fallon a vraiment une voix sympa. On en redemandera. Vient ensuite le tour de Testament, dont le chanteur fête son anniversaire ce jour (Joyeux anniversaire Chuck Billy !). Le son n’est pas toujours top, et il fait bien chaud, donc c’est le bon moment pour aller s’hydrater en attendant les légendes d’Anthrax! Le ciel se couvre un peu et un petit air frais vient nous réveiller. On enchaîne les tubes avec par exemple un I am the law toujours aussi efficace, ou l’indéboulonnable Antosicial ! Le chanteur fera bouger tout le monde sur Wardance. Nice ! Pour les avoir vu quelques fois j’ai un peu l’impression d’assister toujours au même set, mais c’est toujours aussi bon, alors pourquoi pas ? Direction la Valley pour voir Phil Anselmo et un show spécial Pantera. Le public est moins tassé sous la Valley que pour d’autres groupes, mais répond quand même très bien aux sollicitations du chanteur. On sent une communion avec la fosse. L’ambiance est vraiment superbe, et ça chante beaucoup sous la tente, avec comme point d’orgue Walk. 7 titres de Pantera qui sont passés bien trop vite. Un des coups de coeur du weekend. Je tente ma chance du côté de la Warzone avec Beartooth, et j’en suis assez content. Le concert est très bon, et le pit est déchaîné ! On aura le droit à un petit solo de batterie au milieu du set pour calmer tout le monde, avant de repartir de plus belle ! Une bonne découverte. Retour sur la scène principale pour dire au revoir à Slayer! Une foule immense est massée pour rendre un dernier hommage aux légendes du Thrash ! Ca sera donc la dernière date en France du groupe, et quel show ! Les américains nous servent enfin du spectacle en plus des décibels, avec de la pyro, des lances flammes qui se croises, des murs de feu… Ils enchaînent les gros titres avec par exemple South Of Heaven ou Dead Skin Mask. On aura même le droit à quelques gouttes de pluie pendant Raining Blood. Même le ciel est derrière Slayer ! Très content d’avoir pu assister à leur dernier passage et surtout pour un show aussi énorme ! On clôturera cette édition avec Tool. Attendu depuis des années (dernier passage en France il y a 12 ans), le Hellfest ne pouvait pas passer à côté d’eux. Très belle imagerie et utilisation des écrans géants, avec en plus des jeux de laser qui aident à rentrer dans l’ambiance. J’ai croisé des fans qui ont trouvé le concert sublime, et des curieux qui ne connaissaient pas plus que ça et qui ont eu du mal à apprécier le show à sa juste valeur. Il faut dire aussi que c’était le 3ème voir 4ème jour de festival, et que la fatigue se faisait sentir. A ça il faut ajouter que le groupe n’est pas sur Spotify ou Deezer, ce qui est dommage car c’est moins évident de rentrer dans ce genre de concert quand on ne connait pas bien les chansons.

Conclusion

N’étant pas venu depuis 2016, je suis très content de l’agrandissement de la zone devant les Main Stages. Pour Rammstein en 2016 c’était beaucoup trop dense. Maintenant on peut respirer devant les plus gros groupes. Après le site reste quand même bien plein, et la circulation parfois laborieuse. Les décors sont toujours à couper le souffle, surtout à la nuit tombée avec les lances flammes et les jeux de lumière.

Les chiffres sont tombés : 880 000 pintes de bière vendues + 18 400 litres de vin, dont 12 300 litres de muscadet! Record battu avec un beau soleil mais surtout avec 4 jours de concerts plutôt que 3. Donc au final une consommation moyen un peu plus faible que l’an dernier.

Contrairement aux autres années, il n’y avait pas de prévente pour l’année prochaine sur le site du festival. Il va falloir attendre la rentrée pour ça.

Coups de coeur : Fever 333, Phil Anselmo, Eisbrecher, Slayer

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