Live-Report : BetiZFest 2019

Cela faisait plusieurs années que les affiches du BetizFest m’attiraient l’œil. Cette année sera la bonne ! Créé en 2003, le BetziFest organise en 2019 sa 17ème édition. Le festival a lieu au Palais des Grottes, au milieu d’un parc, à une dizaine de minutes de la gare de Cambrai. Le palais est une grande halle, où on y retrouve une scène avec 2 écrans géants, des stands de restaurations (sandwichs, boissons), des expositions, des jeux proposés par Les Dés Taquins (jeu de dames géant, puissance 4 géant, jeux de sociétés…), un stand de la boutique Star’s Music (avec des guitares à gagner), un stand sur le travail du cuir, du merchandising, …  Le site peut accueillir plusieurs milliers de personnes, et malgré le froid extérieur (8°C au plus chaud de la journée le samedi), la température y est correcte. A l’extérieur on retrouve l’espace fumeur, un barbier, les toilettes, et des stands frites/sandwichs et pizzas/pâtes.

Pour la restauration il faut utiliser des jetons « BetizEuros ». 1 jeton = 1€. Côté prix le festival est très très raisonnable. Le gobelet (avec affiche du festival dessus) est consigné à 1€, et il faut compter 2€ pour un soft ou une bière standard, 3€ pour La cuvée des Trolls. Pour le repas les chips sont à 1€, le sandwich est à 3€, tout comme les frites. Le sandwich américain ou la pizza est à 5€.
Il y a peu de queue aux stands et ça tourne bien. Un seul bar mais très efficace donc jamais de grosse attente. Et pour les campeurs (courageux vu la température la nuit mi-avril) est prévu un petit dej’ avec viennoiseries à 1€ et café à 50 cents. Toutes les stands tournent très bien et tout est fluide sur le site. Pour résumer le weekend ne va pas vous coûter un bras, et malgré les petits prix la qualité est au rendez-vous ! Un accueil comme on les aime.

Jour 1

Il y a une grosse file d’attente pour pouvoir rentrer sur le site et tous les stands de merch ne sont pas encore installés. Il est 18h30 lorsque que j’arrive dans la salle, juste à temps pour le début du concert de The Lumberjack Feedback. la formation sans chanteur mais avec 2 batteurs a la lourde tâche d’ouvrir les hostilités pour cette 17ème edition du BetizFest. Quelques dizaines de personnes sont présentes pour apprécier leur Doom puissant et lourd. Au milieu du set les 2 batteurs nous proposent un titre sans autres instruments et qui envoie vraiment du lourd ! Très bonne découverte. et très bonne entrée en matière !

La salle continue de se remplir quand arrive Hangman’s Chair.  Comme pour le groupe précédent, le concert sera retransmis en direct sur facebook (à retrouver sur la page du festival ici). Le set est pro et carré. Pas encore de pogo dans la fosse mais ça va vite venir avec le groupe suivant.

Après une pause pour s’hydrater on attaque un concert un peu plus énergique avec Rise Of The Northstar. Le plus Japonais des groupes Français est très attendu au vu du nombre de personnes faisant la queue en permanence devant leur stand de merchandising. Kimonos et masques Japonais sont de sortie. Malgré un genou en vrac, Vitia passera son temps à bouger sur scène. Une grosse énergie sur scène et une grosse ambiance dans la fosse avec circle pits et pogos. Il est 22h45 et c’est avec un peu de retard que la tête d’affiche de cette première journée monte sur scène. Les anglais de Paradise Lost joueront ici leur seule date Française de la tournée. Beaucoup d’albums seront représentés ce soir avec un petit plus pour Draconian Times ainsi que pour le dernier disque : Medusa. Une chanson sera même dédiée au Brexit : « No Hope In Sight« . Tout un message ! Le groupe ne semblait pas au meilleur de sa forme, mais fera quand même passer un bon moment.

Il est minuit passé, et certains sont déjà reparti, mais Sick Of It All n’a vraiment pas envie qu’on s’endorme. Cette première journée va se clore avec une décharge d’énergie, et des fans sur la scène. Au final de bons concerts et une organisation en béton. Les retransmissions sur facebook et les écrans sur chaque côtés de la scènes sont de très bonnes idées. Première journée au top. Vivement la seconde !

Jour 2

Après un accueil sur le site par la fanfare Mortal Combo, c’est à Virgil de lancer officiellement cette seconde journée de festival. Le Blackened Deathcore n’est pas forcément mon style de prédilection, mais il faut leur reconnaître une bonne exécution, et ils sont à l’aise sur scène. Pour les amateurs du genre leur prochain album est déjà en précommande sur leur site. Autre représentant du nord , Oddism monte maintenant sur scène pour faire raisonner son Mathcore dans le palais des grottes. Commencer un titre en hurlant avec le micro dans le dos est un style, mais dans une grande salle comme ici c’est un peu dommage pour ceux qui ne sont pas collé à la scène. Toujours est-il que le groupe frappe fort, l’envie d’en découdre est présente, et on en prend plein les tympans. On passe à un style plus calme avec Sticky Boys. Toujours aussi actifs, les parisiens ne sont plus à présenter. Toujours positif, les rockeurs se sont donner comme objectif de nous faire bouger… et de nous voir nous pinter la gueule ! On prend et on en profite bien pendant ce set enflammé de 45 minutes ! Après un peu d’humour pendant les balances (la meilleur partie c’est les balances dixit le chanteur), il est 19h quand Pogo Car Crash Control monte sur scène. Ca joue vite et bien. Malgré son opération des dents de sagesses il y a peu, le chanteur ne se démonte pas. Tout le groupe y va à fond, et le guitariste tentera même le slam. La température continue son ascension dans le palais des grottes. Et ça va encore monter d’un cran avec Bukowski! Les parisiens sont des habitués du festival. Ils en sont à leut 3ème passage en 6 éditions. Ce concert fait partie de la tournée Strangers tour part.2. J’avais eu l’occasion de les voir il y a 2 mois durant cette même tournée, et c’est toujours aussi bon ! Un power rock comme on les aime.

Le Sold Out du festival pour la seconde journée est annoncé pendant que les suédois d’In Flames sont sur scène. Ils viennent présenter leur nouvel album I, The Mask, sortie le mois dernier, et qui est bien mieux accueillis que leur 2 opus précédents. Dans les représentants du dernier album,  I am above et This Is Our House sont très efficaces en live. Le groupe est en forme et prend du plaisir sur scène. Le set est plein de tubes que le groupe a généré pendant ses 25 ans de carrière, et on regrettera seulement que la durée du set qui est trop court. 1h15 qui passeront en un rien de temps et s’achèveront sur le titre bien nommé The End.

Il nous reste une demi heure pour reprendre des force avant la Furia de Mass Hysteria. Le groupe fait une très grosse tournée, avec notamment le Hellfest (Main Stage 2, vendredi 21 juin), et le Zenith de Paris en fin d’année. Tête d’affiche lors de leur dernier passage au Betizfest (2016), ils clôturent cette année le festival, et d’une très belle façon. Le fosse est en feu et les tubes s’enchaînent. Vae soli, Positif à bloc, World on Fire, l’enfer des dieux … avec 26 ans au compteur et 9 albums le groupe a de quoi nous régaler. Pogos et bravehearts se déchaînent jusqu’à ce que retentissent les dernières notes de Furia.

Il est minuit 30 lorsque le concert, et donc le festival, se termine. Pour conclure le festival est bien rodé, avec une affiche éclectique et de qualité. On s’y sent bien, et les prix sont très agréables. Un festival que je recommande grandement ! A l’année prochaine BetizFest !

BetizFest : site web, facebook, twitter
BetizFest sur l’agenda : édition 2019, historique
Pour revoir les lives c’est par ici : https://www.facebook.com/pg/betizfest/videos/

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