Download Festival France 2017 : essai transformé !

Créé en 2003 à Donington en Angleterre, le Download festival s’exporte en France en 2016. Après une première édition sur l’hippodrome de Longchamp (ouest de Paris) qui a réuni plus de 100 000 personnes devant RammsteinIron Maiden ou encore Korn, le festival revient en France mais déménage à Bretigny, à 30km au sud de Paris. Il pose ses valises sur la base 217, ancien aérodrome militaire, déserté par l’armée en 2011. Le lieu est très grand, et peut accueillir aisément des dizaines de milliers de personnes.

Coté accès ce n’est pas encore au point… 2h juste rentrer sur le parking de l’aérodrome ! En gros il n’y a que 2 files pour y rentrer, et comme les coffres sont fouillés, ça prend un temps monstre. En plus les 2 files pour rentrer sont réparties sur 2 entrées : une où la plupart des gens sont dirigés via les panneaux sur les voies rapides, et une qui est très peu utilisée. Accès nord à privilégier !

Pour sortir du site ce n’est pas forcément mieux, avec des gens qui ont mis 1h30 juste pour sortir du parking après la tête d’affiche du premier soir. Donc pour résumer : il vaut mieux arriver tôt, par l’accès nord, et à la fin du set de la tête d’affiche, il vaut mieux partir très rapidement !

Côté site c’est grand, mais aussi plat qu’un champ de pomme de terre, donc attention aux chevilles. Il y a largement assez de place pour tout le monde. La circulation est facile. Le site propose des zones d’herbe, mais après 3 jours de chaleur et de piétinement, ce n’est plus que de la terre et de la poussière.

Les 2 scènes principales sont les mêmes scènes géantes qu’en 2016. Niveau son c’est un mur d’enceinte de chaque côté des scènes. Pas de nouveaux jeux d’enceintes plus loin dans la fosse. Dommage pour le son quand on est un peu loin et qu’il y a du vent. La 3ème scène (Warbird Stage) est sous un toit, et la 4ème (Spitfire Stage) est toute petite non loin de l’entrée du site. Les scènes 1 et 3 jouent en même temps, et alternent avec les scènes 2 et 4. Le problème c’est que du coup, quand on est devant un concert de la plus petite des scènes, on entend un peu le groupe de la seconde scène…

Le Cashless est passé comme une lettre à la poste. Comme l’an dernier la puce est sur le bracelet, le compte cashless est lié à la puce lors de la pose du bracelet, et derrière tout se paie avec. Je n’ai noté aucun problème avec ce système qui est bien pratique. Pas besoin de se balader avec de la monnaie, et un simple clic sur le bouton « rembourser » de l’application à la fin de l’événement suffit pour récupérer l’argent restant sur le compte.

Vendredi
Niveau concert, avec les embouteillages pour rentrer sur le site, j’ai loupé 2 groupes. J’arrive après quelques minutes du début du set de Blink-182 et entends The Rock Show depuis la file d’attente pour passer la sécurité et entrer sur le site. Ca fait du bien de revoir les Californiens après tant d’années. Le dernier album est bien présent et passe bien en live. Gojira prendra ensuite la direction de la Main Stage 2. Un set carré, qui tranche dans le vif. Je n’ai jamais été un grand fan de Gojira, mais plus je les vois en live, plus j’apprécie leur performance. Je n’attends pas la fin du set pour me placer pour Linkin Park, et la plus grande déception du festival. Grand nostalgique d’ « Hybrid Theory », j’appréciais tout de même les derniers albums en live. Mais ce soir… le dernier album est trop présent, avec ses titres de pop plus mous les uns que les autres. La mayonnaise ne prend pas. Crawling au piano est bien, mais sur un concert pas assez rythmé mettre un titre qui devrait réveiller la fosse en mode piano, c’est bien dommage.

Samedi
Il fait bien chaud et il y a beaucoup plus de monde samedi que vendredi. Arrivé pour Alter Bridge que je découvre pour la première fois en live, je ne suis pas du tout déçu. Myles Kennedy est toujours aussi bon. Viennent ensuite Epica, qui a beaucoup de fan, puis Paradise Lost sur la Main Stage 2 et Aqme sur la Spitfire Stage. Difficile de choisir, et je décide donc d’aller voir un peu des 2. Aqme mettent le feu à la fosse, et le chanteur commence à chanter en slamant sur la foule. Le groupe reviendra en salle cet automne. Après un petit passage devant Paradise Lost, je vais me placer pour Five Fingers Death Punch. 2ème déception du weekend après Linkin Park. Les pauses interminables entre les titres font redescendre la pression en continue. Espérons que le groupe se ressaisisse avant leur tournée avec In Flames et Of Mice & Men en novembre. On va reprendre un peu de puissance avec Slayer. Le groupe est toujours égal à lui même, puissant, carré. Rien à redire. J’essaie d’aller passer une tête devant Solstafir sur la Spitfire Stage, mais Slayer est tellement fort qu’il faut se coller à la petite scène pour ne pas être trop dérangé par le son des Américains. Dommage. Enfin la tête d’affiche arrive sur scène. Beaucoup de monde est là pour System of a Down, et on n’a pas été déçu. Un set énorme, une ambiance de folie.

Dimanche
On attaque le dernier jour du festival, et le soleil tape encore plus. Arrivé sur la fin du set de Suicidal Tendencies, j’enchaîne avec Mastodon avant d’aller découvrir Rancid en live. Je ne connaissais que très peu ce groupe mais ça a été une bonne claque. Très bonne ambiance dans la fosse, et pas beaucoup de monde, donc de l’air pour respirer et bouger. Vient ensuite le super groupe Prophets of Rage. C’est excellent de pouvoir avoir de nouveau en live des titres de RATM en dehors des concerts de Limp Bizkit. J’ai été un peu moins fan de la partie Cypress Hill/Public Enemy (sauf pour Insane in the brain qui rappelle l’adolescence) mais sinon le show était vraiment au top. Un des meilleurs concerts du festival avec SOAD. Une excellente ambiance en fosse, et une envie que le set ne s’arrête pas. Les 2/3 des titres venaient de RATM, le reste étant composé d’un peu de Cypress Hill, de Public Enemy, et de Like a Stone d’Audioslave en hommage à Chris Cornell.

C’est l’heure de la tête d’affiche avec Green Day. Le groupe a un set de 2h30. Le publique répond présent en chantant pas mal. Le groupe est en forme, mais il y a des moments un peu longuet (genre quand ils passent 5 minutes à trouver un mec pour monter sur scène et jouer de la gratte, qu’ils s’aperçoivent qu’il ne sait pas jouer, qu’ils reprennent du temps pour trouver un autre gars, qui joue à peine…). C’était sympa mais pas le concert du weekend non plus.

Dans l’ensemble le festival s’est bien passé. Les organisateurs ont encore du travail, mais ils sont sur la bonne voie. L’affiche était attrayante, l’ambiance bonne, le lieu assez grand. Le cashless fonctionne bien. Suffisamment de bar / points d’eau. Il faut parfois faire quelques minutes de queue mais ça reste raisonnable. Le stand maraîcher a été plus que bienvenue (fruits et légumes frais préparés sur place pour dégustation immédiate). Le site est resté propre (assez rare pour le noter).

Avec 120 000 entrées sur le weekend, et plus de 15 000 personnes sur le camping, le festival a bien dépassé ses chiffres de 2016. Il reviendra en 2018 sur la Base 217. Des pass étaient déjà en vente sur le stand de merchandising de cette année au prix de 100€. Pour les autres rendez-vous à l’automne pour les premières infos sur cette édition 2018 !

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